L'église Saint Martin

L'église Saint Martin surplombe le village et se trouve dans le périmètre historique du moulin de Valmy; les visiteurs peuvent découvrir ses très beaux vitraux, la chaire dans la nef, le lustre central en cristal et le chœur dont la restauration est en cours.

Le conseil municipal a retenu une première tranche de travaux urgents en 2017 concernant la charpente et l'horloge, le grand autel et la poutre de gloire.

Les travaux sont estimes à 134 085 € HT. 

 

Restauration du chœur de l'église.

 

TRANCHE 1 comprenant la charpente, l'horloge, l'autel majeur et la poutre de gloire.

 

Montant prévu: 176 992 € TTC dont honoraires 10 %.

 

Subventions: 79,88 % de 134 085 HT : 107 118,90 € 

  

          - DETR:26 817 €

 

          - Conseil Départemental:28 535 € 

 

          - Enveloppe parlementaire Mme FERAT, sénateur: 10 000 €

 

          - Région: 26 817 € 

 

          - Drac: 14 949,90 €

         

TRANCHE 2 décidée en 2018 comprenant le Christ de la poutre de gloire, la remise aux normes de l'électricité, la maçonnerie et mise hors d'eau et la restauration des lambris.

 

Montant prévu: 76 660,30 €  dont honoraires 10 %.

 

Subvention DRAC: 1 971,30 € 

Conseil départemental: 11 846 €

Subvention DETR: 16 996 €

   

- Don de la Sauvegarde de l'Art français: 5 000 €

  

Une convention avec la Fondation du Patrimoine Champagne Ardenne a été signée ; elle permettra de recueillir des fonds privés, déductibles des impôts à 66 % pour les donateurs.

 

Les recettes s'ajouteront aux subventions.

 

Les dons peuvent être effectués par Internet ou par voie postale; des imprimés sont à disposition du public à la mairie, à  l'église et au centre historique Valmy 1792.

 

https://www.fondation-patrimoine.org/55833

 

Un avenant de             a été voté pour les travaux supplémentaires concernant les moulages et dorure de la poutre de gloire et le tabernacle.

 

Les travaux de restauration du chœur de l'église St Martin.

Travaux de staffs et moulages à l'atelier de M GADENNE , à Trélou sur Marne ( 02) le mardi 17 avril 2018.

 

Lors d'une visite de chantier, nous avons pu découvrir les travaux en cours consistant à relever les empreintes des éléments de décor de l'autel majeur, de la réalisation des moulages et de la future restauration.

L'étape suivante sera confiée à un doreur.

 

Extraits des compte-rendus de Mme Cailliau, architecte du patrimoine.

Avec les remerciements de Dominique Kegelaer, rédactrice de cet aperçu des travaux.

 

La préparation de la restauration des décors opérée par M. Sébastien Gadenne demande 5 stades :
1/ l’empreinte en silicone:
M. Sébastien Gadenne procède à faire une empreinte en silicone de plusieurs éléments en série, quand cela est possible.
Quand il ne reste plus que deux éléments rescapés comme sur la série des oves par exemple, M. Gadenne doit auparavant restituer la série, à partir des deux oves récupérées.
2/ recharge de l’empreinte avec une chape de plâtre qui constitue le « berceau »

3/ reproduction en plâtre , coulé dans le moule en silicone, où sont effectuées les retouches pour redonner de la finesse et de la précision.
4/ réalisation d’un nouveau contremoulage et d’une empreinte du modelé définitif.
5/ Reproduction en plâtre ou en résine, sans retouches. La finesse des détails apparaît plus facilement à l’oeil sur le plâtre que sur la résine.

 

Tous les éléments manquants vont pouvoir être reproduits sauf les deux petits médaillons de face, au dessus des colonnettes.
Une recherche dans la caisse des décors tombés ne permet pas de trouver cette lacune.
L’architecte suggère de ne pas essayer d’inventer mais de trouver une astuce pour ces médaillons, vus de loin.

Finalement, l'emblème de la commune représenté par le blason de la princesse Ginetti sera sculpté en deux exemplaires par M Watier et peint par M Fontaine.

Le dessin a été soumis à l’accord préalable de la DRAC.

Etat des éléments de l'autel majeur avant sa restauration.
Etat des éléments de l'autel majeur avant sa restauration.
A gauche, moule de la palmette et palmette moulée à droite.
A gauche, moule de la palmette et palmette moulée à droite.
palmette en résine mise en situation, sur le bandeau d’entablement en faux marbre.
palmette en résine mise en situation, sur le bandeau d’entablement en faux marbre.

La seule feuille d'acanthe rescapée, encore sur le chapiteau d’une des colonnettes, et déposée par M. Watier en toute urgence, le premier jour du lancement du chantier, a permis de reconstituer un moule d’une très grande finition et définition, pour reproduire ces éléments des chapiteaux.

DORURES ET PEINTURES : 
Visite spécifique de l’atelier de M. Jean-Pierre FONTAINE, à Compiègne, le 18 juin 2018.

Grand-Autel
En cours de visite, nous admirons la pose de l’or par M. Philippe Wyart, doreur spécialiste qui a 22 ans de métier, aux côtés
de M Jean-Pierre Fontaine, qui a 30 ans de métier.
A noter important : en conséquence de la nécessaire réfection presque totale des ornements et décors, la dorure nécessite
aussi plus de travail, qu’il n’était prévu pour M. Fontaine.
Une mixtion pour feuilles d’or à 22,5 carats de 8X8 cm a été apposée sur les décors refaits, en résine ou en staff, en préalable,
par MM Gadenne.
C’est un travail de dorure à l’huile spécifique pour ces types d’ornements et de corps de moulures, destiné à être verni. Il n’y
a pas besoin d’ aprêt et il résiste bien à l’humidité de l’air.
Ensuite M. Fontaine applique sur l’or des patines faites uniquement de gouaches de plusieurs couleurs. (totalement réversibles).
Deux des parties des corps de moulures filantes et avec denticules sont dorés avec une feuille d’or d’un or aspect plus vert.
(feuille N°12 choisie après concertation). Cette nuance vient de la nature des constituants- en plâtre- et non en carton pierre. (moins abîmés , le plâtre étant plus solide que le carton pierre.
Mais ils ont néanmoins perdu leur éclat, et cette absence dans l’entablement est problématique.
Ces quelques ornements et corps de moulures à faire dorer, sont à re-dorer, pour l’architecte du patrimoine.
Cela représente un supplément de travail et de matériel à acheter avec l’achat des feuilles d’or, pour M. Fontaine.
A noter aussi que M. Fontaine indique avoir passé beaucoup de temps à nettoyer le plafond du dais, au-dessus du médaillon de la colombe, avant de redorer le médaillon. Sorte de coffre plein de fientes d’oiseaux et de boue séchée.

Merci de ce beau travail, que l’on a pu partager.

SCULPTURE BOIS : M Jérôme WATIER
Les deux médaillons de face sur les dais, sont les seuls qui ont complètement disparu laissant de grosses lacunes de
17cm à 17,5 cm avec impossibilité de retrouver les motifs préexistants. Ils sont à l’étude pour y apposer les blasons de
la commune, sur proposition de l’architecte du patrimoine.
L’emblème de Valmy qui reprend le très intéressant blason de la princesse Ginetti, un paysage comportant les 3
collines de Valmy , sommé d’étoiles et d’un croissant de lune.

La colombe ou le St-Esprit de l'autel majeur, dont il ne restait que le fantôme, et des rayons, est sculpté en bois en bas relief, et restitué quasi terminé, très élégant.

Le tabernacle dans l'atelier de M Watier.

Toutes les sculptures sont à refaire.

A gauche, la représentation de la mort du Christ avec les instruments du supplice; à droite, la résurrection amenant la paix sur terre.

M. Watier a travaillé très fidèlement en fonction de la signification et de l’histoire des symboles de la liturgie catholique, qu’il connaît très bien. Avec des outils très adaptés, d’une précision incroyable. La visite de son atelier a permis de voir ces chefs d’œuvre de sculpture de très près. 
M. Vincent Gadenne doit pouvoir terminer les modénatures du tabernacle, ensuite ce sera à M.Jean-Pierre Fontaine, d’y apposer la dorure. Il s’agit d’une dorure qui n’était pas exécutée à la feuille d’or, qui sera restaurée avec de la peinture à l’or.

RESTAURATION DE L'AUTEL MAJEUR: M LoÏc LAMBERT, entreprise ATB.

Nettoyage et traitement des colonnettes, retouches des lacunes à l’aquarelle, et vernis sur les colonnettes pour restituer l’aspect brillant des faux marbres.

Dorure des bases des colonnettes. 

Nettoyage et traitement du dais et ses volutes. 

Retouches des lacunes, application d’un vernis à tableau réversible.

 

Etant-donné le poids très important de l’ensemble, les jambes
(disparues avec l’humidité du sol) sont à restituer pour pouvoir porter les poids très conséquents du baldaquin + anges thuriféraires en plâtre, + colonnettes en bois plein, plus plateau en chêne épais, +
tabernacle en plâtre + étagères destinées aux chandeliers. 

RESTAURATION de PEINTURES :Mme Martine DUFOUR 
Le Saint-Martin qui était totalement balafré par une grosse déchirure en bas à droite du tableau a été complétement restauré par Mme Martine Dufour.

Le tableau a été acheminé dans l’atelier de M. Jean-Pierre Fontaine, pour dorure du cadre se révélant très inégal.

RESTAURATION DU CHRIST: Mme Florence GODINOT

Après l’avoir fait traiter contre la petite vrillette, Mme Godinot la restauratrice nous confirme qu’il s’agit d’une très belle statue. La restauratrice a dégagé sur certains endroits bien précis
progressivement les couches picturales avec minutie, pour découvrir la stratigraphie des différentes couches de polychromie de peinture, apposées sur ce christ.

 

Le Christ présumé du XVIème siècle qui était donc stocké dans les combles de la Mairie, a retrouvé toute sa polychromie originelle, avec les tâches de sang, etc… et une position en hauteur tout à fait satisfaisante, car dans les mêmes proportions que le Christ XIXème
précédent qu’il a remplacé.
Il a été nettoyé par des dégagements précis, pour donner de la cohérence au premier état originel, retrouvé. Mais un rapport très précis fourni par Mme Godinot, pourra montrer la quantité de travail fourni et engagé pour le nettoyer.
A noter que la croix et son Christ tenaient par un simple petit clou au plafond lambrissé. Un grave accident aurait pu se produire, sans cette dépose par ATB, à l’aide de l’échafaudage.

M. Bertaud l’a refixée solidement dans l’entrait du comble qui
surmonte la croix. Une cale en bois de chêne a été retaillée pour poser les pieds du Christ contre la croix.

CROIX DE LA POUTRE DE GLOIRE:
Très dangereusement suspendue à un seul petit clou.
La translation de l'échafaudage d’ATB, et l’aide d’ATB, nous a permis de décrocher le Christ sur sa croix, en haut de la poutre de gloire, sur le point de chuter, ne tenant plus au plafond lambrissé que par un minuscule clou. Le christ lui-même tient par sa main gauche ( main sur clou en bois cassée).

 

La poutre de gloire est terminée, cette pièce ornementée qui présente un Christ sur la croix, en hauteur, sépare élégamment dans l’espace la partie du chœur, réservée au clergé de l’assemblée des fidèles. C’est un élément de mobilier qui a souvent disparu des églises, ce qui est dommage et rend celle de l’église de Valmy d’autant plus précieuse.

Les angelots de la poutre de gloire entièrement reconstitués en sculpture par M Watier puis dorure par M Fontaine.

STUCS et MARBRES : MM. Gadenne sont intervenus à deux reprises pour les décors de la poutre de gloire. Ils l’ont trouvée mal fixée. 
La presque totalité des décors et ornements en carton pierre étaient à refaire.

 

MISE HORS D'EAU DU SOL DU CHOEUR ET DES MURS EXTERIEURS: M VARNEROT

La restauration du clos couvert dont les graves défauts portaient atteinte au grand autel de l’église a été effectuée.

 

A l'extérieur du chœur, les pavés sont posés afin de bien évacuer l’eau, loin du pied du mur.

Pose de tampons et traitement des pieds de chute en cuivre par l'entreprise COANUS.

 

Enduits des murs intérieurs :

La dépose des lambris a été réalisée pour pouvoir effectuer la réfection des enduits des murs du chœur, découverts pulvérulents et
« morts » derrière les lambris.

 

L’équipe de M. Bouillet chez Varnerot, a réalisé de beaux enduits en terre armés de lin, mais encore imbibés d’eau. L’ensemble n’attend plus que la couche de protection composée d’une couche de chaux très fine hydraulique ( souvent apposée directement
sur les enduits encore frais, « a fresco » en amont). 

L’évacuation des eaux pluviales autour de l’abside a été nécessaire.

 

RESTAURATION DES LAMBRIS: M Loïc LAMBERT, entreprise ATB.

Lambris :
La visite de l’atelier d’ATB est impressionnante : grand atelier avec fabrique spéciale des lames découpées en atelier de ferronnerie pour pouvoir moulurer les lames d’acier pour reprendre et découper ensuite les bois, à l’identique.
M. Lambert nous montre comment les lambris étaient à bout de souffle et en désagrégation importante sur leur face arrière.
Quelques pointes et clous utilisés ont été retrouvés pour les fixations, en plus du chevillage traditionnel, car l’ensemble se décomposait.
Les grands cadres ont été démontés et remontés, avec les panneaux réinsérés avec des languettes neuves. L’indépendance des panneaux des cadres est indispensable : apparaît la peinture en ocre jaune des fausses languettes réparées, et peintes, à la limite du grand
cadre.

 

La pose des lambris est en attente d’une nouvelle couche de badigeons pour assécher les murs trempés du Choeur. Nécessité de ventiler à fond l’église durant l'été.
Peintures de deux couches effectuées par M. Rampant, atelier ATB, après peinture impression par ATB, sur les bois neufs. 

Les peintures seront couleur brun foncé, en restauration des existants ( le brun proche couleur des bancs « non cirés »).

M. Rampant, peint aussi  la plinthe en faux marbre (marbre vert et noir de Campan ( ?)) et les retouches sur l’autel.

 

Etat des lambris.

 

Lambris reproduit à l'identique.

Lambris restaurés.

Lambris neufs.

REPARATION DE L'HORLOGE: M BEAUFORT de l'entreprise HAEZEBROUCK

Le cadran de l'horloge s’est révélé fissuré mais non pas en fonte, déjà en tôle émaillée.
M. Beaufort a lancé la fabrication d’un cadran à l’identique, en tôle émaillée gris-foncé.
Les différents propositions d’aiguilles ont été présentées à Mme Kegelaer et aux membres du conseil municipal pour les choisir, avec Mme Agnès Cailliau, maître d’œuvre. 

COUVERTURE par l'entreprise COANUS.
La couverture en ardoises est terminée et refermée après les travaux de restauration de la charpente.

RESTAURATION DE LA CHARPENTE par l'entreprise ATB

Les demi-fermes de la croupe d’enrayure du chevet du XVIIème ou XVIIIème siècle qui flanquent la lucarne, sont
découvertes. Les pièces de charpente sont en mauvais état.
Les abouts des demi-entraits sont à reprendre avec des assemblages à mi-bois. Les arbalétriers sont également HS dans
leurs extrémités basses. Des faux tenons seront mis en œuvre pour tenir l’ensemble de ces demi-fermes. Reprise des
deux pannes sablières, dans les règles de l’art.
Les assemblages de la panne faitière sur la charpente et des cerces de la lucarne sur la faitière de la lucarne, seront très
soigneusement mis en œuvre pour tenir dans le temps.
Les planches en chêne de la voûte lambrissée sont HS mais n’ont pas atteint, heureusement, le grand gousset d’enrayure
qui précède le maître-entrait.

RESTAURATION DU PLAFOND LAMBRISSE DU CHOEUR par l'entreprise ATB et M FONTAINE.

Beaucoup de planches sont totalement vermoulues et nécessitent un changement complet.
Les parties ont été enlevées et soigneusement conservées pour pouvoir établir le relevé des étoiles et de leur emplacement
précis par M. Fontaine qui les a repeintes.
ATB a effectué la couche d’impression et les fausses languettes nécessaires à la repose sur les planches existantes, M.Fontaine les deux couches de bleu et les étoiles ocre jaune.

AUTEL AVANCE: Fabrication bénévole d'un autel par Monsieur l'Abbé Paul ROYER.

 

La paroisse s’occupe de refaire l’estrade qui va remplacer l’actuelle en mauvais contreplaqué dissimulé sous une moquette rouge incompatible avec la qualité du chœur.

 

MISE AUX NORMES DE L'ELECTRICITE: Entreprise de M Pascal BAUDOT.